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Paris le 8 Janvier 1940 Note sur la Sécurité Intérieure Hitler a dit : "Notre Stratégie, Ferster, Consistera à détruire l'ennemi par l'intérieur ...
"Ce que la préparation d'artillerie représentait en 1914 pour l'attaque d'infanterie pour l'attaque d'Infanterie dans la guerre des tranchées, sera remplacé dans l'avenir par la dislocation psychologique de l'adversaire, au moyen de la propagande révolutionnaire, et ce, avant même que les Armées entrent en jeu... "En même temps que nous interviendrons avec toutes nos Armes, nous démoraliserons l'adversaire par la guerre des Nerfs; nous provoquerons une révolution en France". A la propagande allemande, visant la dislocation psychologique du pays, il faut, avant tout, opposer une contre-propagande active susceptible de porter, non pas seulement sur les intellectuels, mais sur toutes les classes de la société. Cette contre-propagande doit être dirigée par un homme d'action qui soit en même temps un psychologue accompli. Toute manoeuvre de l'ennemi contre le Moral de la Nation doit être aussitôt exploitée, de même que tout évènement suscpetible de rehausser ce moral. La ferme offensive en pareille matière ne saurait être négligée. Elle appelle de la part du Directeur de la Propagande des qualités d'initiative audacieuse et un tempérament de lutteur. En tout état de cause, la sincérité doit être à la base de la contre-propagande. Pour échapper à l'emprise de la propagande défaitiste Germano-Russe, il faut mettre hors d'état de nuire les éléments communistes, agents incurables de cette propagande. - Le communisme, ennemi n°1 - Des résultats sensibles ont déjà été obtenus dans ce sens, mais à vra dire, on n'a fait jusqu'à présent qu'une prise de contact. Il s'agit maintenant de passer à l'attaque et de briser définitivement l'organisation communiste (neutralisation des cadres et destruction des permanences). Pour cela il est indispensable de renforcer les moyens de répression dont nous disposons par: . des mesures législatives visant à aggraver les sanctions. . des mesures de sécurité plus rigoureuses que celles prévues par l'instruction ministérielle d'application du Décret-Loi du 19 Décembre 1939, pour les indésirables les plus dangereux (camps de travail aux colonies); . l'organisation de la sécurité des Usines, en voie d'exécution; . le re-complètement des effectifs et l'accroissement de l'armement des forces d'intervention. Concurrement avec ces deux modes d'action, il importe de soigner toujours davantage le moral de la Nation. Aux mesures prévues par le Gouvernement pour lutter contre la souffrance et la misère, comme aussi pour soutenir les activités nationales, doivent s'en ajouter d'autres, visant plus particulièrement à la réduction des inégalités choquantes pour les masses: . différence de régime entre les mobilisés des Armées et ceux de l'intérieur, qui blesse le sentiment de justice; . présence à l'intérieur d'un trop grand nombre de jeunes gens non indispensables dans les usines, de réformés par erreur ou complaisance, et de sans-affectation des classes jeunes dont on ne saurait s'expliquer plus longtemps le maintien dans leurs foyers. Le redressement de cet état de choses est la condition pripordiale du maintien du moral de l'armée et de la Nation. Il serait urgent de le réaliser en profitant de la période actuelle de calme relatif, qui permet toute adaptation rapide. Signé: HERING Les mesures de sécurité proposées découlent du simple bon sens. Leur adoption aurait dû, semble-t-il être immédiate. Certaines d'entre elles n'en ont pas moins donné lieu à d'interminables discussions, voire même d'obstructions, notamment les mesures d'ordre législatif, ainsi que celles relatives à l'éloignement des indésirables. Ce n'est qu'au prix de longs er pénibles efforts que le Gouverneur a pu arriver à ses fins; encore eut-il vraisemblablement échoué si les évènements ne lui avaient pas donné raison, sans discussion possible. Nous examinerons successivement la genèse de chacune de ces mesures.
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