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Page 1 sur 2 Deux ans avant la déclaration de guerre de 1939, à la suite des manoeuvres de Normandie en présence de M.DALADIER, Ministre de la Guerre, de Lord Hore BELISHA, Ministre de la Guerre de Grande Bretagne, le Général HERING réinsiste sur la nécessité de changer nos conceptions de combat, trop rigides et compartimentées. Il redemande que soit décentralisé le commandement divisionnaire, et réclame...depuis 12 ans en vain, la synergie des armes dans l'exécution tactique!

Extrait du rapport d’inspection du Général Héring en 1937
Doctrine de combat
Notre doctrine de combat, malgré d’incontestables progrès, n’en reste pas moins imprégnée de la mentalité de guerre de position.
Nous n’arrivons pas à nous dégager des procédés d’attaque et de défense d’une position continue et organisée. Pour l’attaque, on retrouve invariablement les objectifs successifs O1 – O2 – O3, à ne dépasser que sur ordre du Commandement, sans qu’il vienne à l’idée de personne qu’un succès puisse, désormais, être immédiatement et largement exploité.
Dans la défensive, et quelque soit l’étendue du front, on indique toujours les lignes successives de défense (ligne principale, ligne d’arrêt), mais rarement les directions à barrer ou les axes sur lesquels doit se concentrer l’effort de la défense.
Le dispositif adopté est toujours rigide, chacun travaillant sans sa zone, sans possibilité d’intervenir en faveur du voisin.
Cette rigidité dans nos conceptions de combat s’étend jusqu’à l’exécution, où elle se manifeste par la centralisation du commandement à l’échelon d’exécution tactique. Or, du fait même de cette centralisation, l’Artillerie n’est pas en mesure de satisfaire aux besoins immédiats de l’Infanterie avec l’opportunité et la précision nécessaires. 
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