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Par cette note écrite sur sous forme d'un journal de bord, le général a consigné les ordres et les contre ordres du gouvernement concernant le repliement des effectifs spéciaux de la capitale, le président du Conseil Paul REYNAUD tergiversant jusqu'au 12 Juin pour décider de la défense, ou non, de Paris. De son côté, le général Héring s'étant organisé pour défendre la capitale, fut surpris d'apprendre que Paris devenait "ville ouverte" le 12 Juin, tandis que le gouvernement lui notifiait sa prise de commandement pour assurer la retraite de l'Armée de Paris sur la Loire.
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Dans ce journal de marche des opérations de la 7ème Division N.A, le Commandant en chef de l'Armée de Paris détaille les mouvements opérés, et défend les décisions prises par le 25ème C.A mises injustement en question par le Général FRERE. Journal de marche et opérations de la 7ème DINA 15 juin - A 7h, après destruction de Fontaine-Le-Pont, et sous la protection de la 9ème compagnie, Capitaine Landini qui reste sur place jusqu'à 8h30, le régiment fait route à pied jusqu'à La Chapelle-la-Reine, ou il s'embarque à destination de Briare. Lt Colonel Loupierre Cdt le 20ème R.T.T Historique du 1er Corps d'Armée Mai-Juin 1940 p.5 Le ravitaillement sur la Seine (% de la IIIème A. 14 Juin 11h15) sera limité au temps strictement nécessaire. Les éléments auto et hippo seront acheminés directement derrière la Seine. L'infanterie du 1er C.A sera embarquée VF sur la ligne Malsherbes - Corbeil - et La Chapelle-la-Reine. En exécution, le 1er C.A dispose de 18 rames qui lui permettront, le 15 Juin, d'embarquer la totalité de son infanterie de la journée du 14 et de la nuit du 14 au 15. Il a ajouté qu'il fallait renoncer désormais aux transports ferroviaires au Nord de la Loire. J'ai donné, en conséquence, mes instructions pour le repli de l'Armée par échelons successifs, jusqu'à la Loire, à partir du 15 Juin. C'est à ce moment (8h m) que j'ai été appelé à Briare. A mon retour, vers 16h00, je suis allé vous voir à Chateauneuf, avec mon ami, le Général de Lannurien. Il m'était assurément difficile d'être au courant de ce qui s'était passé sur le front depuis le matin. Si je vous ai reparlé de mon projet de repli rapide et profond par V.F, c'est pour vous dire qu'il n'était plus exécutable par suite de la carence des chemins de fer. Que s'était-il passé dans cette journée du 15? Si, dans la nuit du 14 au 15, le 10ème C.A avait dû infléchir son front à gauche pour parer à une menace d'enveloppement, le 25ème C.A était en place, sur l'Yvette le 15 matin. Il comptait même y rester jusqu'au soir, conformément à mes instructions du 14. Or, à sa droite, le 1er C.A avait commencé ses embarquements en chemin de fer le 15 matin. D'après le journal de marche du 1er C.A (page 5), toute l'infanterie du C.A devait être embarquée dans la journée du 15 Juin. En réalité, la cadence des opérations d'embarquement a été beaucoup plus rapide et les derniers éléments (arrière-gardes) sont partis le 15 à midi. (Voir journal de marche de la 7ème DINA). Le flanc Est du 25ème C.A, déjà découvert en partie le 15 matin, s'est trouvé ainsi complètement en l'air dans le courant de la matinée. Attaqué de front et de flanc, le 25ème C.A a dû manoeuvrer en retraite dans la journée jusqu'à hauteur d'Etampes, ét c'est dans les mêmes conditions désastreuses, qu'il a continué sa retraite sur la Loire, le 16. Au cours de cette retraite, son groupement de droite (de Bazclaire) a été, pour ainsi dire, voltilisé. <je ne reproche pas à la VIIème armée de s'être dérobée derrière la Loire, le 15, puisque c'est la solution que je vous avais proposée pour le 14 soir, et que, d'autre part, le repli rapide de la VIème Armée vous y obligeait, mais j'ai le devoir de protester contre la sévérité du jugement que vous portez sur le 25ème C.A. En définitive, c'est lui qui, dans cette aventure, et du fait du retard qui lui a été imposé sur l'Yvette, a été la grande victime.
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A travers l'argumentaire préparé par le Général Héring pour sa rencontre avec P. BAUDOIN, 9 ans après les évènements, on peut remarquer à quel point le Gouverneur Militaire de Paris a souffert des gesticulations, des ordres et contre ordres des membres du gouvernement, et pourquoi le Général souhaitait "rapatrier" le Gouvernement de Paul REYNAUD à Tours...dans le seul but d'être en mesure de pouvoir protéger la population, et de mettre de l'ordre dans la défense de la capitale menacée par l'arrivée des Allemands.
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