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Son beau frère Albert Kammerer Suggérer par mail

ALBERT KAMMERER
Ambassadeur de France

Né le 9 janvier 1875 à Paris, Ambassadeur de France, décédé à Paris le 20 juin 1951. Epouse en 1908 Elisabeth Hosemann, dont il aura trois enfants : Marie-Magdeleine, Odile et Jean.
Toute la famille est d’origine alsacienne et strasbourgeoise, profondément ancrée dans le protestantisme luthérien.

 Devenu ministre plénipotentiaire en 1921, il est missionné en Egypte en 1922, est nommé ambassadeur de France à La Haye en 1928, à Rio de Janeiro en 1931, à Ankara en 1933, puis au Japon en 1936.
Il reçut la cravate de Commandeur de la Légion d’Honneur en 1929.

Albert Kammerer prolongea son expérience professionnelle et mit ses idées culturelles en pratique dans une grande oeuvre orientaliste, avec notamment :
- La Mer Rouge, l'Abyssinie et l'Arabie depuis l’Antiquité, oeuvre majeure publiée par la Société Royale de Géographie d'Egypte 1929 - 1949
- La découverte de la Chine par les portugais au XVIè siècle et la cartographie des portulans,
- Petra et la Nabatène publié chez Geuthner 1929-30

De retour du Japon à Paris en 1938, sa carrure progressiste ne lui procura pas que des avantages, et il connut un premier accident de santé.

La passion qu’Albert Kammerer portait aux événements tenait à la découverte des origines des décisions, plus qu’à des parti pris idéologiques. Il était en mesure d’établir, en historien, comment tel mouvement des années 1920 avait pesé sur les pensées 20 ans plus tard. Il connaissait, comme diplomate, les influences qui avaient prévalu pour tourner l’histoire.

Pendant la deuxième guerre et l’occupation allemande, il déploya son activité  en se mettant au service du Général de GAULLE, et écrivit après la guerre une série d’ouvrages, dont
- La Vérité sur l’Armistice Editions Médicis 1945
- La tragédie de Mers El-Kébir, l’Angleterre et la flotte française, Editions Medicis 1945

Les  convictions d’Albert Kammerer ne l’ont jamais empêché de saluer la valeur et la conduite morale de son beau-frère le général d’Armée Pierre Héring, gouverneur de Paris en 1939, Commandant de l’Armée de Paris en Juin 1940,  qui, très apprécié du Général de GAULLE, a défendu avec vigueur le combat politique du Maréchal sur le territoire français face à un occupant paranoïaque et incontrôlable, de 1940 à 1944.

Malgré des positions opposées au service de la France, le lien qui unissait les deux grands hommes ne fut jamais rompu, et les deux familles entretiennent toujours aujourd’hui des relations affectives chaleureuses.







 

 

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