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10 Avril 1952, réponse du Marquis de Belleval au Cardinal Tisserant |
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Paris, ce 10 Avril 1952 Monseigneur, Une mauvaise et interminable grippe m'a empêché de répondre plus tôt à la lettre que Votre Eminence m'a adressée le 17 Mars. Je le regrette, car j'avais hâte de pouvoir témoigner à Votre Eminence de mon sincère désir de pouvoir me dire entièrement d'accord avec Elle. J'ai l'impression que, Dieu aidant, je ne tarderai pas à y parvenir. Un doute subsiste cependant dans mon esprit: le respect dû à votre Dignité me laisse craindre, Monseigneur, une hésitation de Votre Eminence pour faire les quelques pas qui la séparent encore de l'inexpugnable position où ma conscience me commande de me maintenir. Mon espoir réside dans la belle humilité chrétienne qu'illustre Votre Eminence en disant: "J'essaie de me faire une idée sur les différentes questions, en étudiant de mon mieux et en cherchant à être impartial". J'ai beaucoup éprouvé tout ce qui aujourd'hui divise les hommes et tourmente le Monde. J'y ai réfléchi. Comme il ne s'agit pas là d'une question de dogme, je pense que, sans manquer à une pieuse humilité, il m'est permis de faire valoir une conviction dont je ne saurais me départir et que je remercierais Dieu de m'avoir permis de vous faire partager.
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