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Lettre de Mme DENTZ au général Héring Suggérer par mail
La soeur du Général DENTZ, témoigne, dans cette lettre du 19 Décembre 1946, sa reconnaissance au général HERING, le seul parmi les grands chefs de l'Armée à avoir défendu la mémoire de son frère. Elle dit explicitement, qu'en condamnant le Général DENTZ, c'est toute l'Armée française qui est "salie par cette campagne d'outrages et de calomnies".
 
 
21, Bd Lannes                        Paris, 19 Décembre 1946




                Monsieur le Général Héring
                9, rue Volnay
                Paris


Mon Général,

Je viens vous remercier de la nouvelle preuve de sympathie que vous nous avez donnée en assistant Vendredi dernier à la messe anniversaire de la mort de mon frère.
Dans les douloureux évènements que notre famille a traversés, nous avons trouvé auprès de vous un réconfort et une aide dont la valeur s’accroît à nos yeux par le fait qu’elle a été unique parmi les grands chefs de l’Armée.
Seul parmi eux – et je crois savoir que mon frère n’avait que des amis avant son malheur – vous avez manifesté votre réprobation à l’égard de l’injustice qui se commettait et vous avez compris que la campagne d’outrages et de calomnies qui se déclenchait avait pour but d’essayer de salir non pas seulement un homme, mais si possible d’atteindre le Corps tout entier des grands Chefs de notre Armée et de notre Marine.
Je crois savoir que vous êtes parmi ceux qui envisagent de saisir la première occasion favorable pour entreprendre la révision de ces procès.

Je vous envoie ci-joint copie de quelques lignes écrites par mon frère dans sa cellule au moment du procès du Maréchal.
Maître PAYEN – dont la connaissance du dossier était insuffisante – a prononcé à l’égard des évènements de Syrie des paroles regrettables qui ont causé à mon frère sa dernière peine. Il y a répondu par la note ci-jointe, dont j’ai bien entendu l’original. C’est encore en quelque sorte un testament puisque, quelques temps après, il nous quittait dans la souffrance.
Ci-joint également un résumé que j’ai cru faire à l’usage de ses vrais amis ; Nul d’entre eux, bien entendu, n’a jamais douté mais il m’avait semblé nécessaire de leur donner quelques éléments précis sur ces douloureux évènements.

Veuillez agréer, mon général, avec l’expression de ma reconnaissance, mes sentiments très respectueux.



                        Signé : A. DENTZ

 
 

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