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25 05 40 Nous n'avons que 60 divisions à opposer aux 130 à 150 divisions allemandes WEYGAND (ar) |
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EXTRAIT Du PROCES VERBAL de la RÉUNION du COMITÉ de GUERRE Du Samedi 25 mai 1940 (Déclaration du Général WEYGAND) Nous n’avons que 6 divisions à opposer aux 130 à 150 divisions allemandes. D’où la nécessité de chercher une ligne plus courte ; • Soit en dessinant une ligne qui, partant de la mer et couvrant PARIS, aboutirait à la Loire. Mais dans ce cas, l’aile droite serait en l’air et il faudrait abandonner 150.000 combattants dans la Ligne Maginot ; • Soit, au contraire, une ligne plus courte, englobant la Ligne Maginot, mais entraînant l’abandon de PARIS.
« Ces deux solutions, déclare le général WEYGAND, m’apparaissent comme irréalisables. Une troisième solution se présente dans la transversale de défense constituée par :la Basse Seine, la position de PARIS par l’Oise et la Monette, la Marne, l’Argonne, VERDUN, METZ et la Ligne Maginot. Après une bataille sur le front actuel : Somme-Aisne, l’armée se regrouperait derrière cette position qui ale mérite de couvrir PARIS. Mais l’étude à laquelle j’ai procédé, montre que nous n’aurons pas les réserves voulues pour opérer en bon ordre, sous la pression de l’ennemi, une retraite de la ligne Somme-Aisne, vers la ligne BASSE SEINE-MARNE. Iln’y a pas de retraite méthodique possible avec une pareille infériorité numérique. »
Et le Général WEYGAND conclut : « Il faut tenir sur la position actuelle : SOMME-AISNE, nous y défendre jusqu’à la dernière extrémité. Elle présente de nombreux points faibles, en particulier le canal CROZAT et l’AILETTE. Nous pouvons donc être crevés. Dans ce cas, les fragments constitueront des môles. Chacune des parties de l’armée devra se battre jusqu’à épuisement pour sauver l’honneur du pays. »   |