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Mai 1945... Mise au point du Gl MARTIN à propos de la défense de Paris en 140 par le Général HERING |
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Page 1 sur 3 Cette mise au point du Général MARTIN après la fin de la guerre, était rendue nécessaire suite à certaines critiques à l'encontre du général HERING dans la façon dont l'Armée de Paris fut dirigée en Juin 1940. Cette note résume la conduite intelligente et les initiatives heureuses et méconnues, prises par le Général Héring dans l'organisation de sa retraite sur la Loire. Le Général MARTIN rappelle d'autre part, la pertinence de la vision stratégique du Général HERING, précurseur de la guerre de mouvement, lorsqu'il commandait l'Ecole Supérieure de Guerre.
LE GENERAL HERING A l’ÉCOLE SUPÉRIEURE de GUERRE ET, AU GOUVERNEMENT MILITAIRE DE PARIS
Un journaliste, que je crois mal informé, attaque le Général HERING et cherche à le ridiculiser à propos de sa ligne de défense à l’Est de PARIS (voir les « Dernières Nouvelles d’ALGER » - 6 Mai 1945). J’estime utile de dire ce que je sais de lui car j’ai la conviction qu’il serait souverainement injuste de faire porter au Général HERING la responsabilité de nos revers de 1940.
Peu de chefs dans l’Armée se sont mieux efforcés de les prévenir.
Alsacien d’origine, chef d’un deuxième bureau d’Armée en 1914, il connaissait à fond les Allemands et le danger qu’ils représentaient tant pour le monde que pour la France.
Nommé Commandant de l’École Supérieure de Guerre en 1926, c’est lui qui inscrit, d’emblée, au programme, les conférences du Commandant de GAULLE.
Répétant sans cesse qu’il faut préparer « autre chose que la dernière guerre », il introduit dans l’enseignement tout un courant d’idées nouvelles – ou renouvelées.
C’est lui qui, rompant avec les schémas de guerre de position, impose des thèmes de guerre de mouvement et des « situations catastrophiques » permettant de mieux juger les qualités de décision des Officiers. C’est lui qui, malgré l’opposition de beaucoup, notamment du général MAURIN, alors grand maître de l’Artillerie, impose l’organisation de « groupements tactiques », mettant les éléments d’artillerie ou d’autres armes sous les ordres momentanés de chefs d’infanterie ou de cavalerie. Or, c’est avec ces groupements tactiques, adoptés par les Américains sous le terme de « Combat team » ou « Combat command », que nos alliés et nos forces françaises rénovées ont refoulé puis écrasé les boches en Italie, en France et au-delà du RHIN.
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