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Note d’un informateur suisse |
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Décembre 1939 - Note au Général Héring envoyée par un informateur suisse (rapportant les affirmations de son correspondant allemand)
« Nous ne voulions pas combattre sur deux fronts : par l’alliance russe et la victoire polonaise, nous avions réduit le front et nous rendons inopérant le blocus par l’ouverture d’immenses réserves »
« On me répondait toujours par la théorie de la mission de l’Allemagne en Europe centrale, son droit à une position de domination comme étant de race supérieure aux autres… »
« Le ralliement autour du Führer semble complet, analogue à celui qui s’est produit en Italie autour de Mussolini au moment des sanctions. Toute opposition active semble disparue : chacun sent que, plus encore qu’une défaite militaire, une révolution serait une catastrophe »
« Les usines chimiques pouvant produire des gaz ont cessé momentanément toute autre production »
« L’Allemagne seule peut réaliser une réorganisation de l’Europe – tout au moins de l’Europe centrale – par une fédération d’états socialistes, satellites de l’Allemagne, seule nation européenne qui ait su imaginer un gouvernement correspondant aux besoins et aux tendances du 20ème siècle »
« Les allemands estiment que la propagande qu’ils font chez les Alliés est une de leurs meilleures armes. »
« En dépit d’une apathie et d’une résignation dominant tout sa vie, le peuple allemand est fortement uni autour de son chef… Les allemands se battent parce qu’ils n’ont pas d’autre alternative et parce qu’ils sentent que tout leur avenir est en jeu ! « Si la France perd la guerre, il y aura encore une France ; mais, si nous la perdons, c’est la fin de l’Allemagne »
Décembre 1939 |