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1949 - Réponse du Général Héring à Sir Winston Churchill |
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Page 8 sur 8 Conclusion
Monsieur Winston Churchill a trop d’esprit pour en vouloir à ceux qui se permettent de discuter ses actes de gouvernement en toute objectivité d’ailleurs. Tous les grands hommes ont commis des erreurs et des fautes. Celles qu’il a pu commettre à l’égard de la France ont été largement réparées en 1944 ; nous ne saurions l’oublier.
L’Histoire lui décernera, sans discussion, le brevet de grand chef de guerre qu’il a mérité, tant par son dynamisme et sa volonté de fer, que par sa foi dans les destinées de son pays. Je regrette seulement qu’il n’ait pas mesuré à sa juste valeur la sagesse du maréchal Pétain qui, en enlevant aux Allemands tout prétexte de mettre la main sur l’Afrique du Nord, a rendu possible la manœuvre libératrice des Alliés.
Signé: P. Héring
(1) Le 7 Septembre 1939, lorsque, nommé Gouverneur militaire de Paris, je me suis présenté au Général Gamelin, je lui ai demandé : « Quand comptez-vous exécuter la manœuvre par la Belgique dont nous avons étudié toutes les modalités depuis trois ans dans les exercices du Conseil Supérieur de la Guerre ? ». Le Général m’a répondu : « J’aurais déjà déclanché l’opération ; mais les Belges tiennent à observer scrupuleusement leur neutralité, et le gouvernement britannique se refuse à leur forcer la main ».
(2) La flotte française, répartie entre les ports de l’Afrique du nord, se trouvait en effet à l’abri d’un coup de mains des Allemands.
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