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1949 - Réponse du Général Héring à Sir Winston Churchill Suggérer par mail
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1949 - Réponse du Général Héring à Sir Winston Churchill
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7. La dernière offre à Vichy

 Le 31 Décembre 1940, le gouvernement britannique a proposé au gouvernement français de mettre à sa disposition cinq à six divisions britanniques pour la défense de l’Afrique du Nord, « dans le cas où le gouvernement français se déciderait à se transférer en Afrique du Nord, où à reprendre les hostilités dans cette région contre l’Italie et l’Allemagne ».

Le Maréchal n’a pas répondu à cette offre.
Monsieur Churchill s’en étonne et cependant la raison de ce refus est bien simple : l’offre en question était pour le moins prématurée. A cette époque, en effet, les Russes étaient encore les Alliés des Allemands. Quant aux Américains, on ne pouvait rien attendre d’eux avant deux ans, en admettant qu’ils entrent en guerre.
La rupture de l’armistice dans ces conditions, aurait attiré inévitablement la foudre sur l’Afrique du Nord. Dès les premiers débarquements de troupes anglaises sur les côtes du Maroc, Hitler aurait porté son effort principal sur notre empire africain et, cette fois, la France n’aurait pas pu s’opposer à la traversée de l’Espagne par les armées allemandes.

Winston Churchill en convient d’ailleurs :« A n’importe quel moment, écrit-il dans ses Mémoires, les Allemands pouvaient traverser l’Espagne, rendre le mouillage de Gilbraltar inutillisable, se saisir des batteries installées de chaque côté du détroit et faire occuper les aérodromes par leur aviation ».
Ce n’est certes pas avec nos faibles forces, même renforcées par six divisions britanniques, que nous aurions pu leur tenir tête.
Sans parler même de ce qu’eut été le sort de la France, livrée ainsi toute entière à la fureur d’Hitler, force est de convenir que l’offre de
Winston Churchill était inacceptable.
Jusqu’à l’entrée en ligne des forces américaines, il n’y avait d’autre solution que de sauvegarder par une sage politique l’Afrique du Nord, base de départ de la contre offensive future.

Le maréchal, dont on ne saurait trop louer le sang froid et la sagesse, ne pouvait pas répondre au Premier britannique, en lui donnant les raisons de son refus. La moindre indiscrétion aurait risqué d’alerter Hitler et de déclencher la catastrophe.
Quitte à passer pour un gentleman de deuxième classe, il a préféré s’abstenir de toute réponse.


 

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