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1949 - Réponse du Général Héring à Sir Winston Churchill |
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Page 3 sur 8 3. Le retrait des forces britanniques des Flandres
Dès la percée de Sedan, le Gouvernement britannique se rendant compte de la gravité de la situation, a pensé avant tout à la défense de l’Angleterre. Les bonnes raisons ne lui ont pas manqué pour justifier le rappel des forces britanniques engagées dans les Flandres : - flottement dans le commandement interallié, provoqué par la mort du Général Billotte ; - difficultés de liaison et de ravitaillement entravant l’exécution de la contre attaque prescrite par le général Weygand ; - capitulation de l’armée belge ; etc… Quoiqu’il en soit, les ordres de repli sur Dunkerque et de réembarquement des forces anglaises engagées dans la bataille du nord, ont été donnés sans l’assentiment du général Weygand, commandant en chef interallié, ni du gouvernement français.
Même observation en ce qui concerne le repli des forces britanniques de Bretagne. Winston Churchill explique la décision prise par le Gouvernement britannique en disant que la défaite de la France, quelque douloureuse qu’elle fut, n’entraînerait pas la perte de la guerre, comme l’eut fait la défaite de l’Angleterre.
Cette thèse est parfaitement soutenable… surtout de la part d’un Anglais. Je ne me permettrai pas de la discuter. Il n’en demeure pas moins qu’à tort ou à raison, le Gouvernement britannique a pris, de son propre chef, une décision qui équivalait à une rupture d’engagement vis-à-vis de la France.
On est alors en droit de s’étonner de l’amertume que manifeste W.Churchill , dans ses Mémoires, à l’égard du maréchal Pétain et du général Weygand, abandonnés de tous et acculés à la dure nécessité de demander un armistice aux Allemands.
Le Président de la République, M. A. Lebrun, a remis les choses au point dans la déposition qu’il a faite au procès du Maréchal : « A partir du moment où l’un des deux pays signataires d’une convention comme celle du 28 Mars, retient une partie de ses forces pour sa défense propre, au lieu de les risquer au combat commun, comme l’a fait l’Empire britannique, il peut toujours, dans la forme, s’armer d’un papier pour nous rappeler les obligations qui y sont inscrites, il n’a plus l’autorité morale nécessaire pour dire « je ne puis vous délier de votre engagement ». (Procès du maréchal Pétain – J.O du 25 Juillet 1945, colonne 2)
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