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1949 - Réponse du Général Héring à Sir Winston Churchill |
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Page 2 sur 8 2. Parade à une agression allemande contre la Pologne
La seule parade efficace à une agression allemande contre la Pologne consistait, pour les Alliés, à prononcer d’entrée, une offensive par la Belgique, en direction d’Aix-la-Chapelle, de façon à menacer la Ruhr en débordant par le nord la ligne Siegfried. Cette offensive brusquée impliquait deux conditions :
- entente préalable entre les gouvernements français, anglais, et belge. - Constitution d’une force de choc aéro blindée interalliée, prête à intervenir sans délai.
Non seulement l’entente entre les trois gouvernements n’a pas été réalisée dès le temps de paix, mais quand on a voulu l’improviser au dernier moment, on s’est heurté à un refus catégorique de la part des Belges (1).
C’est ainsi que nous avons manqué l’occasion unique de faire échec à Hitler.
Le 15 Janvier 1940, nous aurions pu encore prévenir la menace allemande à l’ouest, en attaquant par la Belgique. Le roi des Belges, comprenant enfin son erreur, avait replié ses troupes de couverture de la frontière franco-belge, nous laissant entendre ainsi qu’il levait son interdiction. A dix huit heures, les armées françaises du nord étaient prêtes à marcher. Le général Gamelin n’attendait plus que l’assentiment du Gouvernement britannique pour déclencher l’offensive.
A vingt heures, parvint à Paris la réponse du Gouvernement britannique. Cette réponse était négative. Dès lors, nous étions définitivement condamnés à subir l’initiative des allemands.
Winston Churchill n’insiste pas sur ce fait capital. Il se borne à dire que, sur l’avis du Comité militaire, le Gouvernement britannique a cru devoir déconseiller l’opération. Sa discrétion peut s’expliquer par le souci, fort honorable d’ailleurs, de ne pas charger son prédécesseur, Chamberlain.
Le Gouvernement britannique n’en demeure pas moins le grand responsable de la carence des Alliés en Septembre 1939.


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