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1940 - 1963
09-09-1947 : Général HASSLER...à propos de la défense de Paris en 1940 Suggérer par mail

Général Hassler
4, route de Paris                                               Boulogne/Mer le 9/9/47  

Mon Général, 

A mon retour d’Angleterre je trouve le N° « Écrits de Paris » du mois de Juillet, dont je suis un abonné. Je lis avec un plaisir indicible votre étude : « Pourquoi n’a-t-on pas défendu Paris ?»
Plaisir d’autant plus grand que je vous y retrouve avec le dynamisme et l’indomptable énergie que je vous ai toujours connus.

Depuis longtemps je désirais savoir les vraies raisons du départ de Paris le 13 Juin 1940.Vous les fournissez avec cette clarté qui est vôtre, mon Général, et j’ai l’honneur de vous demander d’excuser la liberté que je prends de vous le dire sans ambages.

Je me souviens de l’ordre préliminaire que vous m’aviez donné à cette époque pour la préparation du repli. Ma première réaction a été de vous dire qu’il n’était pas possible de lâcher le secteur de la Basse Seine, où la contre attaque sur Vézy laissait présager un succès plus grand. Je n’ignorais pas qu’à ma gauche, le Corps du Général de Laurencie laissait un vide inquiétant.

 Je pensais bien, qu’avec le bataillon du régiment de zouaves que je voulais pousser sur Vernon, je contraindrais l’ennemi à refluer vers la Seine. J’ignorais alors la situation sur la Marne à votre droite.
Je savais votre désir formel de défendre Paris coûte que coûte, et j’étais décidé à tout tenter pour vous seconder.
Pour la manœuvre sur Vézy et Vernon, j’avais, à la surprise effarée de mon État major, entièrement dégarni ma droite vers Poissy, sachant, par le G.R.D mis à ma disposition, que je pouvais tenter cette manœuvre audacieuse.

Laissez moi vous dire, mon Général, tout le respectueux attachement que je vous témoigne et la joie que j’aurais eu à me sacrifier jusqu’à la mort pour le Chef que vous étiez et qui symbolisait à mes yeux la France de Verdun. Je suis heureux de l’occasion qui m’est offerte de vous le déclarer en toute franchise.

Je suis maintenant dans ma propriété de Boulogne/mer, occupée pendant 4 ans par le Boche, et que je remets en état, après avoir eu la grande douleur, il y a un an, de perdre ma chère femme. Il y faut du courage et de la patience.

Président de l’Association des O.R et du Comité d’Entraide de la Légion d’Honneur, je continue à lutter pour le relèvement de notre pays, en dépit des égoïsmes sacrés qui se manifestent chaque jour, et qui loin de me décourager, renforcent mon action.

Veuillez agrée, mon Général, l’expression de mes sentiments les plus dévoués et respectueux. 

Signé : Gal Hassler

 
16 Janvier 1946 : Gal GUISAN, à propos de la "netteté de jugement" du Général HERING Suggérer par mail

Le commandant de l'Armée suisse durant la deuxième guerre mondiale fait référence, en parlant du général HERING, à "la netteté de ses jugements" qui l'avait frappé lors de ses rencontres sur le terrain aux grandes manoeuvres de Normandie en 1937 où il était invité, ainsi qu'à Strasbourg en 1938.

Le Général GUISAN 

                                                                                    Lausanne, le 16 Janvier 1946 

Mon Général,

Vous avez eu l’aimable attention de me faire remettre, par les soins du Docteur Liengme, un exemplaire de votre déposition au procès de Riom et d’une note intitulée « Pourquoi n’a-t-on pas défendu Paris ? ». Je vous en remercie très vivement.
Leur lecture ne m’a pas apporté seulement des clartés sur des raisons et des faits que je ne pouvais, sans elle, m’expliquer entièrement.
Elle m’a permis de mesurer la situation dramatique où vous vous êtes trouvé placé pendant le dénouement de la campagne de 1940 et les charges écrasantes qui pesèrent sur vos épaules au terme d’une campagne à l’engagement de laquelle vous étiez resté étranger.

 
30 décembre 1945 : DUFIEUX remercie HERING d'avoir sauvé "l'honneur du commandement" Suggérer par mail

Le général DUFIEUX, - après avoir supporté péniblement les charmes de la prison de FRESNES en 1945, et avoir relaté l'état de ses deux fils, grièvement blessés pendant la campagne d'Alsace en 1944 -, rend hommage au courage du général HERING qui a défendu "l'honneur du commandement" de l'Armée contre les "abominables accusations" dont elle a été l'objet après 1945.
En réalité, nul autre n'était mieux à même de défendre le patriotisme des chefs de notre Armée que celui qui  a toujours promu la dynamique d'une guerre de mouvement, et qui a dénoncé les dangers du réflexe militaire défensif, ainsi que la passivité d'une société empoisonnée par le défaitisme ambiant, entretenu, notamment par les communistes en milieu urbain et ouvrier, ce que la classe politique au pouvoir en France de 36 à 40, semble avoir choisi de laisser faire en prétendant l'ignorer.

 
19-12-1946 Agnès DENTZ: remerciements au général HERING suite au décès de son frère Suggérer par mail

Suite au décès de son frère dans des conditions atroces, la générale DENTZ exprime toute sa reconnaissance au Général HERING, seul parmi les officiers généraux, à avoir pris la défense de celui qui l'avait remplacé comme Gouverneur militaire de PARIS en 1940.
La soeur du Général DENTZ avait parfaitement compris que la nouvelle classe politique - installée autour du "libérateur DE GAULLE", et des vieux routards de la 3ème république qui réaparaissaient en "héros" après la guerre -, avait besoin de salir l'Armée et le pouvoir légal de VICHY, pour légitimer leur prise de pouvoir en 1945.

                                                                                                                                               19 Décembre 1946

Mon Général,

Je viens vous remercier de la nouvelle preuve de sympathie que vous nous avez donnée en assistant Vendredi dernier à la messe anniversaire de la mort de mon frère.
Dans les douloureux évènements que notre famille a traversés, nous avons trouvé auprès de vous un réconfort et une aide dont la valeur s’accroît à nos yeux par le fait qu’elle a été unique parmi les grands chefs de l’Armée.

 
31 Juillet 1945, Invitation du Général du VIGIER au Général HERING en visite à Strasbourg Suggérer par mail

 

Témoignage qui souligne une fois de plus la perspicacité du général HERING dans son approche de la guerre de mouvement , ce que les Armées étrangères, alliées, neutres, et ennemies, avaient bien noté dans leurs observations faites au cours des grandes manoeuvres de Normandie, dirigées par le général en 1937.

Strasbourg, 31 7 45

Mon Général,

J’apprends que vous avez l’intention de venir passer quelques jours en Alsace et que vous pensez arriver à Strasbourg le 8 Août au soir par la route.
Votre souvenir est resté très vivant ici, ai-je besoin de vous le dire ?
Je n’oublie pas, quant à moi, l’époque où j’appartenais à votre E.M d’Armée et spécialement aux manœuvres de Normandie de 1937 qui furent, à bien des points de vue, des révélations….. !

 
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